• Six heures entre nous - deuxième lettre

     

    Date : 22 mars à 18h25 PM
    À : sebastienvuilliez@universitebourgogne.fr
    De : Laurence «laurencedorval@empm.ca»

    Objet :  (aucun)
    ---
    Tu dois dormir, en ce moment.
    Oh, je crois que c’est préférable que tu dormes et que tu ne lises cet e-mail que demain.

    J’ai vraiment été idiote, sur ce coup là. Encore une fois, j’ai été ridiculement naïve. Je ne sais pas ce qui m’a pris de croire ça. Oublie ce que j’ai écrit. J’essaierai d’en faire de même.
    Mais Je comprends. Tu as tout à fait raison. Il fallait que je laisse toute cette histoire derrière moi. Il fallait que je comprenne que je n’étais plus une gamine et qu’il fallait que j’arrête d’être aussi naïve. Et j’ai compris. Mais ne pense pas pour autant que je te pardonne. Je suis en colère et, crois-moi, tu as de la chance d’être à 6h de décalage horaire d’ici parce que tu la sentirais jusque dans ta résidence de Montréal, ma colère. Oh, je veux dire ton ancienne résidence.

    Mais le pire, c’est que je ne sais pas quoi te dire. Je me sens au moins aussi stupide que toi pour avoir nourri cette idée. Et maintenant, je m’en mords les doigts. Je pourrais te dire d’aller te faire foutre, que je ne veux plus te parler de ma sainte vie et que je veux rompre nos liens. Mais tu n’aurais qu’à cliquer sur le bouton supprimer pour m’effacer de ta vie.

    C’est étrange. Une partie de moi aurait voulu que ça marche. Mais en même temps… Je ne pouvais pas forcer les choses. Et c’est maintenant que je m’en rends compte. Maintenant que tu es parti. Je me rends compte que je ne peux forcer personne à m’aimer. Et même si cette réalité me fait chier, il fallait que je m’en rende compte. Ça fait partie de la game, tu comprends? Je peux au moins te dire merci à ce niveau là.

    Je crois que c’est maintenant que je dois conclure. Non seulement je n’ai plus rien à dire, mais continuer à écrire me rendrait encore plus maussade que je ne le suis déjà. Si je vais continuer de t’envoyer des mails? Peut-être. Peut-être pas. Tout dépend de toi. Tout dépend de si tu veux qu’on continue à se parler ou non. Pour le reste, je vais continuer à avancer, peu importe ce qui arrive. Et tu vas sûrement faire pareil. Alors voilà.

    Vis une belle vie. Même si je ne suis pas là.
    Laurence.


  • Commentaires

    1
    injektileur
    Lundi 22 Mars 2010 à 23:44
    je te l'ai dit, j'ai versé ma petite larme quand tu m'as fait découvrir cette lettre en avant-première mondiale.
    bravo brava
    mais surtout bon sang, que va faire (ou déjà, dire) Sébastien maintenant ? hiiiik suspense XD
    2
    minibout
    Lundi 22 Mars 2010 à 23:46
    Un amour à distance , s'est toujours dur . Long des yeux , long du coeur disait ma mamie ....
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